Récolte de feuilles de thé à Sibiril !

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L’automne a poussé la porte depuis deux jours mais c’est sous le ciel bleu que débute cette journée. Je m’engage sur le chemin de terre qui mène dans le bas de la vallée pour vivre une expérience incroyable : La cueillette de thé ! Alors où suis-je ?

Chine ? Japon ? Sri Lanka ? Et bien non, cette cueillette a lieu à Sibiril, dans la vallée du Guillec, au moulin de Kerouzéré, chez Michel Thévot. Amis, voisins, porteurs de projets de culture de thé sont venus prêter mains fortes. Des élèves de 3ème d’une section horticulture de Lannion sont également là, ainsi que deux journalistes de TF1, pour le journal de Jean-Pierre Pernaut de demain. Nous sommes une quarantaine.

récolte thé sibiril

Michel Thévot nous explique que le théier est un camélia, un camellia sinensis (de Chine), qui a bien trouvé sa place dans la vallée, grâce à la richesse de ses terres de la ceinture dorée et à l’influence du courant marin le Gulf Tream qui éloigne le gel. Il s’agit aujourd’hui de la cinquième cueillette de l’année. La récolte n’est pas une science exacte, il faut laisser le temps au camélia de reformer des bourgeons. La repousse est déterminée par le nombre d’heures de jour et de nuit sur une journée.

récolte thé sibiril
récolte thé sibiril

Ce sont les bourgeons que nous allons récolter. Ils sont reconnaissables puisqu’ils sont couverts d’un petit duvet blanc. Émile, qui transforme les bourgeons en thé, nous montre la méthode. Il faut couper le bourgeon avec sa première feuille, c’est la cueillette dite impériale. Cette jeune feuille est très riche en antioxydants. Sacs et paniers distribués, c’est parti pour la parcelle des 2000 plants, chacun sa rangée.

récolte thé sibiril

Le geste est hésitant, notre hôte compte sur nous pour n’en oublier aucun, sa récolte en dépend. Il faut bien faire tout le tour du plan. Pour s’aider, on peut sentir au touché si la première feuille qui accompagne le bourgeon est souple et douce ou rigide et nervurée. Seules les souples se récoltent. Les paniers se remplissent petit à petit. La parcelle de 2000 plants produira aujourd’hui environ 2 kilos de feuilles sèches, soit 10 kilos dans l’année. Michel Thévot compte accroître le nombre de ses théiers de 1000 plants supplémentaires l’année prochaine. La matinée est écourtée par une averse. Nous nous mettons à l’abri. Qu’importe, quelle expérience ! Être transportée dans un univers improbable à quelques kilomètres de chez soi, j’en redemanderai tous les jours. Si ça vous tente, n’hésitez pas à suivre les informations du moulin pour la première cueillette au printemps prochain. Et le Graal, pour goûter ce thé 100% léonard, un site de vente en ligne sera bientôt proposé.

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